Marie-Elizabeth Braddon (04/10/1835 - 04/02/1915) est la première femme a avoir écrit un "detective novel" en 1862 : ce fût "Lady Audley's secret" qui lui assura gloire et fortune.. et qui est encore ré-édité de nos jours.. 

« Elle choqua en son temps les ligues de vertu qui l’accusèrent d’avoir créé dans ce texte le plus terrible démon blond de la littérature moderne, et fut accusée de pervertir l’esprit des jeunes générations. » 

elle publiera plus de 80 romans ! Lady Audley's secret est un classique du genre.. 


Lady Audley’s secret :

 

En Angleterre, pas de mystère sans château et pas de château sans Lady ni secret

Lucy Graham est une ravissante jeune femme dont la beauté et l’'humilité ont subjugué le riche Lord Audley, de 20 ans son aîné, qui en a fait, avec son consentement, sa seconde épouse. Elle devient alors la respectable Lady du châteaux d’Audley, et démarre alors une nouvelle vie fastueuse, bien éloignée de la vie pauvre et ingrate qu’elle avait semblé mener jusqu’à cette rencontre.

Tout bascule lorsque Robert Audley, neveu du Lord, qui profite d’un séjour dans la région pour passer faire une visite à son oncle en compagnie de son ami George Talboys, doit faire face à la soudaine disparition de celui-ci, dans des circonstances pour le moins bizarres qui semblent avoir un lien avec sa jeune et envoûtante tante. Robert va alors commencer sa propre enquête pour comprendre ce qui est arrivé à son ami.

 

Du point de vue d’une lectrice passionnée de littérature anglaise du XIXe siècle, rien de bien choquant dans ces pages, mais un livre absolument délicieux… so British…

Autant le dire tout de suite, le soi disant secret est quasiment révélé (à un détail près) dès le démarrage de l’enquête, et on pressent le dénouement bien avant le final. Mais tout l’art d’Elisabeth Braddon est de tisser un fil d’Ariane pour entraîner le lecteur jusqu’à la dernière page : et ça marche !  l’intrigue foisonne de péripéties, et le puzzle se construit habilement page après page : on ne lâche pas.

Le véritable secret est bien ici un « personnage », inhabituel dans la littérature anglaise, celui d’une femme complexe, d’une intelligence froide et machiavélique, et d’une ambition quasiment énigmatique pour l’époque. D’ailleurs la « folie » est évoquée à de multiples reprises par le personnage lui-même, preuve que l’auteur tente de révéler les destins peu enviables des femmes de l’ère Victorienne qui n’avaient aucun droit à l’identité. Passionnant et cruel.

 

J’ai adoooré et je vous le conseille vivement     

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